Méditer sur notre attachement aux choses, le temps d’un poème…

Cerisier du japon

 

 

Toutes les choses de la terre

Il faudrait les aimer passagères

Et les porter au bout des doigts

Et les chanter à basse voix

Les garder les offrir

Tour à tour n’y tenir

Davantage qu’un jour les perdre

Tout à l’heure les rendre

Comme un billet de voyage

Et consentir à perdre leur visage

Anne Perrier (poétesse suisse) Biographie

Discours à Lausanne en 1971, lors de la remise du prix Rambert.

« Je pense, ou je rêve à une manière de « posséder comme ne possédant pas », de prendre en acceptant de perdre aussitôt, je rêve à des gestes désappropriés, à une sorte de possession aux mains ouvertes où le chant passerait comme l’eau entre les doigts. »

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