La pauvreté de Jésus

guillet-jesus-christ-hier-et-aujourd-h-9782220022406Dans le livre de Jacques Guillet : Jésus-Christ hier et aujourd’hui, paru aux éditions DDB en 1983, il y a une belle méditation sur la pauvreté de Jésus-Christ. En voici quelques courts extraits.

« Parce que Jésus est pauvre devant les hommes, il attend toujours quelque chose d’eux, de chacun d’eux. Pas un d’entre eux qui soit pour lui sans intérêt : les malades, les déchets qui accourent à lui, les quémandeurs encombrants qu’on voudrait faire taire, les enfants insignifiants que l’on voudrait écarter, il les accueille tous, il les regarde tous ; tous ont pour lui du prix, tous ont leur secret, de tous il a besoin…

De chacun il attend un choix, et ce choix lui apporte réellement quelque chose : une joie ou un déchirement. Il a attendu la réponse du jeune homme riche, il a guetté la réaction des Douze à sa question : « Voulez-vous partir vous aussi ? Jn 6, 67 ; il a tressailli de la confession de Pierre : « Heureux es-tu , Simon, fils de jean… » Mt 16, 17 ; la foi du Centurion ou de la Cananéenne l’émerveille. A tout homme qu’il rencontre, il propose un trésor sasn prix, l’amour du Père, car il est infiniment riche ; mais de tous il attend, patient et silencieux, un don qui pour lui est sans prix, la foi, car il est toujours pauvre….

SAM_0757…  Ressuscité, il devrait, nous semble-t-il, imposer sa présence à Jérusalem et conquérir ainsi ceux qui, avant hier, le défiait de descendre de la Croix… Or le triomphe de Jésus se réduit à quelques apparitions à des témoins préparés. Jésus ressuscité ne s’impose pas plus que Jésus mortel, et demeure le Fils qui tient tout de son Père…

Le Christ ressuscité demeure le Christ pauvre de Bethléem, celui qui a choisi pour amis les pauvres et les petits, et qui garde avec eux, maintenant qu’il est entré dans la gloire, la même aisance familière, la même humanité simple.

maladesLes siens, ce sont toujours les pauvres, et c’est en eux qu’il demeure présent pour nous depuis qu’il n’est plus visible : les pauvres, les malades, les prisonniers, ceux qui durant sa vie, composaient son entourage habituel et qui demeurent jusqu’à l fin des siècles son prolongement personnel.  Le Christ ressuscité, c’est toujours le pauvre, le laissé pour compte qui nous embarrasse et que nous abandonnons sur le bord de la route. »

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